VENI VINO VICI
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ARRÊT A SINGAPOUR: deux jours chez des amis, le panard!

SINGAPOUR : un vrai pimousse, petit mais costaud!


Finie la vie de routard sauvage, nous voilà à Singapour, une toute petite île très récemment développée et qui désormais est une place économique mondiale incontournable. La cité du Lion a  tout d’abord intéressé Sir Stamford Raffles qui y bâtit en 1819 le comptoir de la compagnie des Indes orientales ; puis, après l’indépendance de 1965, c’est Lee Kuan Yew qui rend possible le miracle Singapourien pendant 31 ans (et encore aujourd’hui puisque c’est son fils au pouvoir) en instaurant un régime quasi totalitaire. Cependant la cité état est à la pointe de la modernité, se renouvelle en permanence, l’important étant de faire fructifier un maximum. L’argent, la sécurité partagée par une population multiculturelle et travailleuse. Alors que faisons-nous ici ? On n’a pas un rond ou presque, on flirte la plupart du temps avec la crasse entre nos doigts de pied et on essaie du mieux possible de rien faire si ce n’est boire du vin. Et je ne parle pas de tous les chewing-gums que l’on aime cracher par terre…


Et bien avant toute chose, nous avions décidé de nous y arrêter simplement pour rendre visite à un couple d’amis, Hermine et Adrien, parents depuis deux ans de Pénélope que je ne connaissais pas. Je ne vous cacherai pas que prendre une douche à l’œil faisait aussi partie de nos projets ! Bref, nous avons donc eu le plaisir de retrouver des bons copains, pincer la joue de leur progéniture et faire la fameuse visite furtive de Singapou. Dès notre arrivée nous partageons donc un bon apéro suivis d’un diner dans un food corp non loin de chez eux et taillons la bavette au sujet de nos différentes expériences de voyage…  


La ville est si petite qu’on pourrait croire qu’elle est loin et du coup nous ratons notre premier arrêt de bus… un sans faute pendant deux mois et demi de voyage en commun incroyablement brouillon, mais nous voilà dans un des réseaux les plus développé et sûr du monde en train de cafouiller comme un père de famille qui monte son premier lit superposé Ikea! On remet noter fierté dans la poche et nos premières impressions sont clichées : ville ultra-propres, multitudes d’interdictions et un sentiment que rien ne peut nous arriver. Puis, on commence à sentir la joie du confort que nous avions oublié : tout ici est facile et disponible n’importe quand, comme un immense Seven Eleven 24/24 (sans les chewing-gums à la caisse).


Nous traversons donc la ville tranquillement en parcourant le jardin botanique, Chinatown, le Raffles Hôtel, le CBD… et déjeunons avec Hermine à son travail. Et là, je peux vous dire que la cantine de Google nous a fait pousser les larmes aux yeux! Tout ce dont peux rêver un voyageur en mal du pays est là : baguette, fromage, fourchette… le panard! La vue est spectaculaire voir flippante, nos sommes collés à la baie vitrée qui donne sur le vide (55eme étage ou quelque chose comme ça, ça commence à faire). Bref, nous passons un super moment avec Mimine mais toujours trop court.  Sur ce un petit café curieusement délicieux dans le quartier chinois avec Adrien ; il nous conseille d’aller au Temple de la dent de Buddha. Nous avions déjà côtoyé ce type de temple à Kandy au Sri Lanka mais je dois dire que celui-ci est superbe à visiter même si l’authenticité est à revoir. Pour la dent, comme au Sri Lanka c’est une affaire de croyance. Ainsi, nous vivons ainsi une journée au rythme des quartiers chinois, indiens, malaysiens… pour ceux qui n’ont pas le temps de faire le tour du monde vous pouvez venir ici deux jours.


Enfin, c’est l’heure de l’apéro, la chaleur nous a déshydraté et nous oblige donc à rejoindre Hermine au fameux Bar de Marina Bay Sand, construit à l’occasion de l’ouverture des premiers casinos à Singapour en 2005. Un immense bâtiment composé de trois tours sur lesquelles reposent un sky park ressemblant à la coque d’un navire. La vue sur la ville y est imprenable au coucher de soleil, c’est un moment unique. Mais comme tout bon moment dans notre voyage, nous le concluons pour un encore meilleur moment, un bon repas à la maison avec des amis ! Adrien nous raconte le business du vin de prestige dans lequel il travaille, nous sommes loin des dégustations en Thaïlande, un autre univers et quelques zéros de plus sur le chèque.

On commence à se rendre compte que 2 jours c’est assez pour la visite et le porte monnaie mais c’est trop peu pour apprécier ce que l’on est venu chercher ici…


Le lendemain, nous voilà reparti mais cette fois-ci à vélo sous un ciel qui nous paraissait assez gris pour ne pas nous protéger du soleil mais qui très vite nous mit à l’épreuve! Nous longeons la rivière et arrivons à Gardens by the bay par le barrage. La balade est rude mais très agréable… pour autant nous laissons les vélos pour continuer à pied en empruntant les nombreuses galeries marchandes surclimatisées ! Pas très routard mais on fait avec les moyens qui sont à notre portée ! Le temps passe si vite à déambuler que nous avons à peine le temps de partager un café avec Hermine puis Adrien qu’il nous faut courir pour retrouver nos vélos abandonnés et rejoindre l’appart avant de filer à l’aéroport.


Un voyage éclair qui s’est avéré épatant et dépaysant au possible. Merci encore une fois à l’hospitalité d’Hermine, Adrien et Pénélope qui nous a regonflé à bloc pour le reste du voyage !!!