VENI VINO VICI
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LA THAILANDE: LE PAYS DU SOURIRE

Je suis venu en Thaïlande quand j’avais 18 ans et j’avais très envie de revenir dans ce pays qui m’a laissé que de beaux souvenirs. Le plaisir est en plus décuplé par la joie de retrouver mon père et encore plus de connaître ma nouvelle belle-maman !


Nous arrivons donc à Bangkok avec nos deux amis : direction Ko Sand Road puisque tous les jeunes s’y rassemblent comme des moutons. J’adore l’agneau ! Nous y passerons seulement deux jours entre fiesta, shopping et surtout fiesta. A noter aussi que des manifestations commencent à germer un peu partout dans la capitale ; en résumé, Taskin, ancien premier ministre a détourné de l’argent et a donc été bouté hors du pays 6 ans auparavant. Aujourd’hui, bizarrement sa sœur est devenue premier ministre et a au la bonne idée de vouloir faire voter une loi sur l’amnistie qui permettrait à son frère de revenir. Même si l’amendement n’est pas passé, cela a suffit à mettre en colère les opposants à Taskin qui veulent maintenant la démission de sa sœur… les deux partis (jeune pour le roi et rouge pour Taskin) donc se chamaillent et cela va aller en empirant.

 

Nous montons donc rapidement au nord de Bangkok à 5h de route, Petchabun, inconnu des guides touristiques et pourtant capitale du Tamarin : fruit étrange mais délicieux et bienfaiteurs lors des problèmes de canalisations bouchés par un excès de riz gluant ! La vie thaïe peut commencer !

Je rencontre ainsi Na ma belle, voire très belle-maman et aussi très souriante à la gare routière! Bizarrement très vite nous sentons une nette amélioration dans ce que nous avons dans notre assiette… un pur régal qui se traduit par une nombrilite aigue, c'est-à-dire cette affreuse maladie qui éloigne votre nombril du reste de votre corps. Pad thaï, soupe, crabe, tout y passe! La cuisine thaïe est non seulement très bonne mais aussi très variée.

 

La vie de pacha ne s’arrêtant pas là, nous expérimentons notre premier massage traditionnel (2H pour 5€) c'est-à-dire musclé, les masseuses se servant de tout leur poids sur nos muscles – douloureux mais si bon! Fin prêts pour visiter la région, Kao ko et ses temple flamboyants et les apéros musclés avec les farangs (étrangers) de la région. Initiation au golf pour mes acolytes au golf de l’armée et le tour est joué. Il ne manque plus qu’à célébrer Kratong, fête des lumières où chacun doit déposer sur l’eau un bateau de fleur avec une bougie, un morceau d’ongle, une mèche de cheveu, quelques menues monnaies et un vœu. Nous optons pour la formule qui consiste aussi à relâcher un animal (pour nous ce sera une tortue) et lâcher un lampion dans les airs en signe de liberté retrouvée : spectacle magique qui restera gravé dans nos yeux même si notre lampion faillit mettre le feu à un arbre avant de s’écraser sur la foule et être relancé pour enfin faire semblant de voler !

 

A ce propos, il est temps pour nous de voler de nos propres ailes et de louer une voiture pour partir sur Chiang Mai en faisant halte à Lampang pour vivre le deuxième jour de Kratong sur la rivière de la ville, et une autre fois le lendemain pour visiter le sanctuaire des éléphants ; là, nous observons d’abord le bain des éléphants par les stagiaires étrangers et les résidents du centre. Puis après avoir vu la démonstration de dressage de ces bêtes qui autrefois étaient utilisés pour aider les hommes à ramener le bois de la jungle, nous allons voir l’hôpital et la nurserie qui pourrait faire larmoyer le plus insensible d’entre vous !

 

La route nous en met plein la vue et Chiang Maï apparait enfin. La ville est agréable même si la sensation de retrouver la foule étrangère nous ramène à Bangkok parfois. Ceci dit, la multitude de temples, les marchés locaux ou non, les combats de boxe thaï nous apportent beaucoup de joie et de courbatures dans les guiboles (nb: ne faites pas la croisière sur la rivière Ping). La seule déception est dans le fait que le temps passe si vite que nous devons quitter nos amis (qui s’envolent pour leur dernière semaine en amoureux sur les plages du sud) et rentrer sur Petchabun avant d’avoir pu voir les alentours, grave erreur pour ceux qui décideraient de nous imiter. La ville de Paï à l’air incontournable et surtout le triangle d’or au Nord pour les amoureux de trekking. C’est un premier apprentissage : on ne peut pas tout faire et il faut vivre avec!

 

De retour sur Petchabun, c’est plus belle la vie… nous profitons à fond de la vie locale et accueillons un ami de mon père à nos apéros du soir qui deviennent de plus en plus longs. Une partie de golf, un massage, un détour vers Kao Kho, une visite de vignoble au nord en moto (cf.article sur le vin en Thaïlande) et quelques rigolades plus tard, nous décidons de nous accorder un moment à deux (et avec l’aide du pick-up de mon père) et allons à Kho Samet, une île au sud-est de Bangkok. Sur le chemin, alors que des manifestations sont en cours, nous passons une nouvelle nuit sur Bangkok pour visiter au matin le temple du Bouddha d’émeraude et le palais royal. 3 heures plus tard, après avoir traversé Rayong, nous embarquons pour Kho Samet. Une île visitée par les thaïs de Bangkok pour le week-end et par les jeunes voyageurs comme nous pour sa réserve naturelle, ses belles plages et surtout ses nombreux bars/resto. Beaucoup moins chère, plus authentique mais moins beau que Pukhet. 4 jours superbes, plages magnifiques, soirées de folie mais la tourista a enfin frappé et c’est ma compagne qui en fera les frais!

 

Nous remontons au nord, moi, Holly et sa tourista en direction du parc naturel de Khao Yai où se situe le vignoble de la PB Valley. Encore une fois chanceux d’être accueillis par le meilleur vignoble du pays, nous profitons à fond de ce moment avant de repartir vers Petchabun. Sur le chemin, pour dire que nous l’avons fait, nous nous arrêtons quelques instants à Lopburi pour voir la cité des singes où ceux-ci évoluent en toute liberté dans la ville. Franchement divertissant mais n’y passez pas la semaine si vous décidez d’y faire un tour.

 

Il nous reste deux jours avec mon père pour faire deux ou trois choses avant de quitter ce merveilleux pays et en plus d’une séance de tatouage qui mériterait un article à lui seul, nous avons expérimenté autre un massage par les prisonnières du coin. Il leur reste quelques mois avant de sortir alors elles en profitent pour apprendre un métier de biens belle manière pendant que d’autres nettoie les voitures. Tout ces gens sont tombés pour la même raison : vente de drogue et en particulier le Yaba qui sévit dans le pays et touche la grande partie de la jeunesse thaï. Le lendemain, nous dînons chez la belle famille non loin des rizières de la région ; c’est tout simplement un moment que je n’oublierai jamais : voyage en terre inconnue sans caméra. Ce moment je le garde pour nous mais il confirme ce que je pense de ce peuple : courageux, fort et joyeux !

 

C’est la fin de ce mois fantastique et bien rempli: retrouvaille familiale, visites hors du commun, vignobles hétéroclites, gastronomie irrésistible...  j’ai un peu de peine à partir, sans doute le côté affectif y est pour quelque chose mais il est sûr que j’en redemande des réunions familiales de la sorte !